Molkette

Molkette



+++Best friend+++
+++Best friend+++
+++Best friend+++






Celle que tu fus
est la même que celle que tu es devenue
Je revois nos airs d'avant
Derrière le masque de nos 17 ans





+++Best friend+++
+++Best friend+++
+++Best friend+++

# Posté le lundi 27 août 2007 07:33

Modifié le jeudi 30 août 2007 12:56

Her


I'd like to run away

A M A N D I N E A M A N D I N E A M A N D I N E A M A N D I N E A M A N D I N E A M A N D I N E A M A N D I N E A M A N D I N E A M A N D I N E A M A N D I N E A M A N D I N E A M A N D I N E A M A N D I N E A M A N D I N E A M A N D I N E A M A N D I N E A M A N D I N E A M A N D I N E A M A N D I N E A M A N D I N E A M A N D I N E A M A N D I N E A M A N D I N E A M A N D I N E A M A N D I N E A M A N D I N E A M A N D I N E A M A N D I N E A M A N D I N E A M A N D I N E A M A N D I N E A M A N D I N E A M A N D I N E A M A N D I N E A M A N D I N E A M A N D I N E A M A N D I N E A M A N D I N E A M A N D I N E A M A N D I N E A M A N D I N E A M A N D I N E A M A N D I N E A M A N D I N E A M A N D I N E A M A N D I N E A M A N D I N E A M A N D I N E A M A N D I N E A M A N D I N E A M A N D I N E A M A N D I N E A M A N D I N E A M A N D I N E A M A N D I N E A M A N D I N E A M A N D I N E A M A N D I N E A M A N D I N E A M A N D I N E A M A N D I N E A M A N D I N E A M A N D I N E A M A N D I N E A M A N D I N E A M A N D I N E A M A N D I N E A M A N D I N E A M A N D I N E A M A N D I N E A M A N D I N E A M A N D I N E A M A N D I N E A M A N D I N E A M A N D I N E A M A N D I N E A M A N D I N E A M A N D I N E A M A N D I N E A M A N D I N E A M A N D I N E A M A N D I N E A M A N D I N E A M A N D I N E A M A N D I N E A M A N D I N E A M A N D I N E A M A N D I N E A M A N D I N E A M A N D I N E A M A N D I N E A M A N D I N E






Ce serait mAgique si je pouvais
Inventer un alphabet
Pour te dire mes sentiMents
Combien de lettres y aurait-il?
Il y'en Aurait pu sans doute, mais aucune d'inutile
Ha si seulement je pouvais
Inventer un alphabet
Je mettrais sur mes lettres des infinités d'accent....

Je dessiNerais pour mon idéale
Le plus sincère des portraits
Et dans un cadre en cristal
J'y inscrirais toutes les lettres De mon alphabet
Combien y'en aurait-il?
Il y'en auraIt peu sans doute, mais chacune compterait pour mille

Mon alphabet serait le tien en filigraNne
Les mots glisseraient....ne tomberaient jamais en panne
Ha si j'inventais un alphabet
J'imaginerais nos chEveux épars sur l'oreiller
Une nuit, après qu'on se soit tout donné
J'imaginerais l'inimaginable monde parfait
Her

# Posté le mercredi 29 août 2007 11:02

Modifié le mercredi 29 août 2007 11:30

Moi

Moi
Je ne peux expliquer les sentiments qui m'animent
Sentiments si immenses, et à la fois si infimes
Envie de tourner le dos...
Envie de plonger et garder la tête sous l'eau

Envie de regarder l'aube qui se lève
Envie de m'allonger dans la rue et imiter les chiens qui crèvent
Je ne peux expliquer les sentiments qui m'abîment
Sentiments si grotesques, et à la fois si sublimes

Cette vie n'a pas de sens
Elle est horreur et romance, elle est tout et n'est rien à l'évidence
Rien ne change, non, non, jamais rien n'avance

Envie d'avoir froid, envie de boire l'averse
Envie d'entendre dans mon coeur le souvenir d'un chant qui me berce
Cette vie n'a pas de sens
Elle est tout ce qu'on croit mais jamais ce qu'on pense

Je ne peux expliquer pourquoi les amis deviennent des étrangers
Pourquoi les enfants deviennent des adultes résignés
Envie de fermer les yeux
Envie de me fermer à moi et m'interdire d'être deux

# Posté le vendredi 31 août 2007 14:39

Modifié le vendredi 31 août 2007 15:09

Fanée

Fanée
++++JE NE VEUX PAS GRANDIR++++
++++JE NE VEUX PAS GRANDIR++++
++++JE NE VEUX PAS GRANDIR++++





Avant que cela n'arrive, promets-moi
Que nous sauterons d'un toit
Comme ces jeunes désabusés qui n'ont jamais eu foi

Avant que cela n'arrive, promets-moi
Que nous taillerons nos bras
Comme des jeunes qui dans leur peine
Croient trouver leurs veines

# Posté le vendredi 31 août 2007 14:57

________________________________________________________

________________________________________________________
Quand j'étais à mon poste, au toilettes du quarante-quatrième étage de Yumimoto, en train de récurer les vestiges des immondices d'un cadre, il m'était impossible de concevoir qu'en dehors de cet immeuble, à onze stations de métro de là, il y avait un endroit ou des gens m'aimaient, me respectaient et ne voyaient aucun rapport entre une brosse à chiottes et moi.
Quand cette partie nocturne de mon quotidien me surgissait à l'esprit sur ce lieu de travail, je ne pouvais penser que ceci: " Non. Tu as inventé cette maison et ces individus. Si tu as l'impression qu'ils existent depuis plus longtemps que ta nouvelle affectation, c'est une illusion. Ouvre les yeux: que pèse la chair de ces précieux humains face à l'éternité de la faïence des sanitaires? Rappelle-toi ces photos de villes bombardées: les gens sont morts, les maisons sont rasées, mais les toilettes se dressent encore fièrement dans le ciel, juchées sur les tuyauteries en érection. Quand l'Apocalypse aura fait son oeuvre, les cités ne seront plus que des forêts de chiottes. La chambre douce ou tu dors, les personnes que tu aimes, ce sont des créations compensatoires de ton esprit. Il est typique des êtres qui exercent un métier lamentable de se composer ce que Nietzche appelle un arrière-monde, un paradis terrestre ou céleste auquel ils s'efforcent de croire pour se consoler de leur condition infecte. Leur éden mental est d'autant plus beau que leur tâche est vile. Crois-moi: rien n'existe en dehors des commodités du quarante-quatrième étage. Tout est ici et maintenant."Alors je m'approchais de la baie vitrée, parcourais des yeux les onze stations de métro et regardais au bout du trajet: nulle maison n'y était visible ou pensable. " Tu vois bien: cette demeure est le fruit de ton imagination."Il ne me restait plus qu'à coller le front au verre et à me jeter par la fenêtre. Je suis la seule personne au monde à qui est arrivé ce miracle: ce qui m'a sauvé la vie, c'est la défenestration.
Encore aujourd'hui, il doit y avoir des lambeaux de mon corps dans la ville entière.



__________Amélie Nothomb, Stupeur et tremblements__________
__________Amélie Nothomb, Stupeur et tremblements__________
__________Amélie Nothomb, Stupeur et tremblements__________
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le lundi 03 septembre 2007 05:31